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ARTEHIS : Archéologie, Terre, Histoire, Sociétés

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BARDEL David

 bardel

Archéologue-céramologue INRAP

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INRAP
11 rue Champs
59650 Villeneuve-d’Ascq

 

Thématiques de recherche


 - Typo-chronologie et périodisation des mobiliers de la fin de l’âge du Bronze à la fin de l’âge du Fer.
- Faciès céramiques et espaces culturels
- Technologie céramique et approche fonctionnelle ; économie de production
- Habitat et occupations (taphonomie, consommation, fonction, hiérarchisation)   

Publications


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Fonctions

Spécialiste céramologue période protohistorique à l’Inrap, rattaché à l’interrégion Nord-Picardie depuis 2009.
Spécialités : Âge du Fer, céramologie

  • Bourgogne : PCR « Vix et son environnement » : chargé des études céramiques protohistoriques + participation BEFIM (http://www.befim.de)
  • Nord-Picardie : Chronologie des mobiliers Hallstatt D - La Tène ancienne ; La Tène moyenne au début de l’époque romaine ; PCR Habitats et occupations protohistoriques dans le Nord-Pas-de-Calais et Picardie
  • Champagne : PCR Plaine de Troyes

CV

Thèse : Société, économie et territoires à l’âge du Fer dans le Centre-Est de la France : analyse des corpus céramiques des habitats du Ha D-LT A (VIIe-Ve av. J.-C.), Thèse de doctorat, sous la direction de J.P. Guillaumet et P. Barral. Université de Dijon, nov. 2012, 3 vol. 1420 p.

Résumé :
Cette recherche doctorale est consacrée à l’étude de la vaisselle céramique des territoires du Centre-Est de la France (Île-de-France, sud de la Champagne et nord de la Bourgogne) pour la période couvrant la fin du premier et le début du second âge du Fer, soit du milieu du VIe jusqu’à la fin du Ve siècle avant notre ère.
Du fait de l’absence de dépôt céramique dans les tombes, l’étude s’est focalisée sur les contextes d’habitats, dont la documentation s’est multipliée ces 30 dernières années grâce à la systématisation de l’archéologie préventive. Les problématiques de mise en place du référentiel typochronologique régional et d’étude des faciès sont au cœur de ce travail, comme préalables indispensables à toute étude historique de ces sociétés. L’objectif poursuivi était de replacer les découvertes archéologiques dans une compréhension de l’évolution des cultures matérielles, d’en analyser les fondements sociaux et économiques mais aussi identitaires et territoriaux. Un inventaire préalable comptabilisant plus de 400 sites permet de dresser un bilan de la documentation archéologique disponible dans le secteur géographique envisagé. Une sélection de 64 sites d’habitats de différents statuts, dont le complexe aristocratique de Vix, permet de réunir un corpus de plusieurs dizaines de milliers de restes céramiques et d’environ 7000 vases. Les productions céramiques indigènes se distinguent en deux grandes catégories : d’une part, une céramique commune de production traditionnelle, non tournée, dont les formes destinées au service peuvent présenter un décor à la peinture et/ou barbotine (aussi appelé décor peint vixéen), emblématique des faciès régionaux ; d’autre part, une production innovante, façonnée au tour et décorée de cannelure, qui apparaît au cours du Hallstatt D2/D3. La présentation et l’analyse de chaque corpus sont compilées au sein du catalogue.
La première étape de l’analyse synthétique passe par la mise en place des outils de l’analyse : une classification typologique de la céramique est tout d’abord proposée selon des critères techniques et morphologiques, puis les aspects décoratifs sont pris en compte selon une classification technique et stylistique. Il est ainsi possible de proposer différents outils typologiques ainsi que des répertoires détaillés des formes et des décors de la vaisselle. À la suite de cette première étape de caractérisation, l’analyse chronologique se fonde sur la mise en évidence de faciès typologiques caractéristiques, en s’appuyant sur un traitement statistique par sériation automatique des ensembles archéologiques. Une évolution progressive des répertoires par renouvellements partiels est mise en évidence et son interprétation permet de proposer une périodisation en cinq étapes. La position chronologique de ces étapes est analysée sur la base du croisement avec d’autres indices mobiliers (parures métalliques, céramiques d’importation…). Elle est évaluée par une correspondance avec le système chronologique conventionnel sur des phases du Hallstatt D1, Hallstatt D1/2, Hallstatt D2, Hallstatt D3 et La Tène A. Le séquençage régional de la période est ainsi affiné et les grandes phases de changement des faciès mobiliers sont soulignées. Un renouvellement important se réalise entre les répertoires des étapes 1 et 2 (Hallstatt D1-Hallstatt D1/2) et ceux des étapes 3 et 4 (Hallstatt D2 et Hallstatt D3). Une forte continuité est mise en évidence entre les faciès des étapes 4 et 5 (Hallstatt D3 et La Tène A) ; elle avait jusqu’alors conduit à la confusion de ces phases chronologiques et à l’absence de reconnaissance précise d’une étape du début de La Tène ancienne.
D’un point de vue culturel, les répertoires du Centre-Est montrent une certaine unité matérielle au sein de laquelle se dégagent des tendances territoriales locales et régionales. Certaines limites se démarquent au regard des spécificités morphologiques et/ou des spécificités décoratives et leur évolution est analysée pour chacune des étapes chronologiques distinguées. Certaines délimitations franches, mais aussi des phénomènes de marge et d’influence se perçoivent. L’espace Centre-Est se singularise notamment des espaces septentrionaux champenois et picards (Aisne-Marne), caractérisés par un faciès céramique caréné qui connaît une influence grandissante au début de La Tène ancienne. Il se distingue aussi de faciès plus atlantiques (Normandie, bassin versant de la Loire) ou de ceux de territoires plus orientaux (jurassiens, lorrains notamment), où la céramique décorée à la peinture et/ou à la barbotine est absente ou très rare. Certaines singularités régionales s’affirment davantage à partir de La Tène A, en particulier l’espace des Sénons, peuple mentionné dès le IVe siècle avant notre ère.
L’économie de l’artisanat céramique ainsi que les valeurs sociales et culturelles des différents « services » céramiques sont analysées au travers des critères techniques de la production ainsi que des aspects de diffusion et de consommation des céramiques. La vaisselle non tournée illustre l’économie d’une société rurale traditionnelle. Elle correspond à des productions locales nombreuses, destinées au besoin de la communauté environnante et ne connaissant qu’une diffusion très limitée. La vaisselle façonnée au tour se présente en revanche comme un artisanat de cour et une vaisselle luxueuse, relevant d’une production très spécialisée, initiée au Hallstatt D2/3 dans le contexte spécifique de la résidence aristocratique de Vix et n’apparaissant que dans les contextes privilégiés, pour se « démocratiser » davantage au début de La Tène ancienne.
Sur la base des connaissances réunies sur les habitats ainsi que de la prise en compte des faciès de consommation de la vaisselle, une hiérarchisation des formes de l’habitat est enfin proposée. Elle permet d’alimenter les réflexions sur les dynamiques sociales et économiques qui contribuent à l’organisation territoriale. Cette analyse fondée sur la vaisselle céramique – mobilier le plus courant en contexte archéologique – tient également compte d’une documentation complémentaire permettant des approches multifocales, seule manière d’approcher dans sa richesse et sa complexité la dynamique historique de ces populations celtiques.

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Université de Bourgogne