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ARTEHIS : Archéologie, Terre, Histoire, Sociétés

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POULAIN Rachel

Chercheur Associé

Docteur en Archéologie médiévale de l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Professeur de Lettres-Anglais (Education Nationale),
Guide-conférencière Allemand-Anglais (Office du Tourisme de Dijon)

Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Thématiques de recherche

Thèse :

Titre : Les plaques-boucles de ceinture de bronze à figurations chrétiennes dans l’Est de la Gaule mérovingienne (Bourgogne, Franche-Comté, Suisse romande).Etude critique, sous la direction de Joëlle Burnouf et Patrick Périn, Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne, 2004, 916 pages (volume I : Etude, 363 pages ; volume II : Corpus, 473 pages ; volume III : Annexes, 80 pages).

Résumé : Le sujet s’intéresse aux plaques-boucles de ceinture de forme rectangulaire en alliage cuivreux, décorées de figurations chrétiennes inspirées le plus souvent de l’Ancien Testament et de scènes figurées sur du mobilier paléochrétien. Elles sont regroupées sous le type D et appartiennent à une chronologie fixée entre la première moitié du VIe siècle et la fin du VIIe siècle.
Leur répartition se situe dans l’Est de la Gaule mérovingienne (Bourgogne, Franche-Comté, Suisse romande, mais aussi un certain nombre de découvertes en Rhône-Alpes) et pose plusieurs problèmes d’interprétation.
Ces objets ont été découverts dans des sépultures et témoignent de l’adoption de la coutume funéraire de l’inhumation habillée, au lendemain de la conquête de la Burgondie par les Francs, en 534. De plus, nombre de plaques-boucles de type D relèvent de découvertes anciennes hors contexte et leur interprétation connaît des limites.
La problématique concerne les causes de la répartition de ces objets, coïncidant avec la moitié nord de l’ancien royaume burgonde et induisant une certaine ethnogénèse burgonde, en fait postérieure à la disparition du royaume burgonde, passé sous l’autorité des Mérovingiens.
La démarche consiste d’abord en une historiographie critique de la recherche depuis le XVIIe siècle jusqu’à la fin XXe siècle, suivie d’une justification du sujet et d’une présentation de la méthode d’étude des objets, présentés dans un corpus sous la forme de fiches d’inventaire. Une partie de l’étude est consacrée à la typochronologie critique, puis à une révision des interprétations iconographiques des scènes historiées, parfois accompagnées d’inscriptions latines permettant de confirmer les interprétations. Un ensemble de vingt-deux relevés épigraphiques constitue l’un des points essentiels du travail, complété par une approche philologique. Une dernière étape vise à opérer une interprétation historique et culturelle, et à tenter ainsi de passer de l’archéologie à l’Histoire.
Soixante-cinq documents annexes comprennent plusieurs types de tableaux concernant les interprétations iconographiques, les caractères paléographiques, la permutation matricielle, ainsi que des cartes de répartition d’objets et des cartes de conciles mérovingiens, témoignant de frontières politiques et religieuses concomitantes avec la répartition des plaques-boucles de type D, sans que celle-ci puisse être strictement mise en relation avec les limites géo-historiques de l’ancien royaume burgonde. La présentation de certains objets de comparaison vient enfin compléter ces annexes.
L’ensemble de ces observations critiques débouche sur une synthèse archéologico-historique permettant de renouveler le sujet dans une perspective objective.


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