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ARTEHIS : Archéologie, Terre, Histoire, Sociétés

ANCILLON Cathy

Doctorante

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Thématiques de recherche

Sujet de thèse : Tituli in VRBE. Traces de l’épigraphie dans les sources littéraires de la fin de la République au IIe siècle ap J.C.
Sous la direction de : Sabine Lefebvre.

Résumé de thèse

Cette étude a pour objet d’établir le lien entre épigraphie et littérature et de mettre en évidence la manière dont les sources littéraires évoquent la présence de l’écrit dans l’espace vécu par leurs contemporains. Le panorama choisi pour ma réflexion s’étend de la fin du Ier siècle avant JC au début du IIe siècle après JC, soit un cadre chronologique d’écriture où le Principat se met en place avec un pouvoir de type monarchique et un contrôle accru de la part du Prince de la place de l’écrit politique au sein de l’Urbs.

Dans le cadre de cette réflexion, j’ai donc choisi d’analyser les œuvres de différents auteurs latins susceptibles d’évoquer la présence de l’écrit dans l’espace urbain romain : Suétone, Tacite, Pline l’Ancien, Pline le Jeune, Martial et Stace. 

Regroupant un corpus de textes gérables dans le cadre d’une thèse, le choix de ces auteurs latins s’est rapidement imposé et s’explique de la manière suivante : il va nous amener à analyser les termes, l’emploie des mots, faire des comparaisons dans la linguistique latine. De plus, cas exceptionnel, tous ces auteurs ont écrit durant la même période. Cette période, de la fin de la République au début du IIème siècle, correspond à un rare moment où autant d’auteurs écrivent en même temps et travaillent au sein de cercles proches du pouvoir impérial. Ces auteurs ont pour la plupart une origine provinciale, ou du moins appartenant au monde provincial ou au monde romain. Ils sont contemporains, appartiennent aux mêmes cercles et ont vu les mêmes choses, à savoir les diverses inscriptions qui peuplaient Rome. Mais leurs intérêts et leurs sensibilités diffèrent. Ils vont répertoriés une vision de l’épigraphie dans la ville différente ou similaire. Et si similitudes il y a, elles vont donner les caractéristiques même de l’inscription. Ils évoquent le texte épigraphique de manière neutre ou au contraire cette évocation peut servir de support à une démonstration.

Le corpus choisi est donc cohérent par la chronologie, la langue et les milieux que côtoient ces auteurs.

Il est donc intéressant de voir comment et pourquoi ils évoquent les inscriptions. L’aspect matériel des textes ainsi que leur contenu font-ils l’objet d’une analyse de la part de ses auteurs ? Certaines inscriptions sont-elles particulièrement mentionnées, par un ou plusieurs auteurs ? Evoque-t-on aussi bien les inscriptions concernant le Prince que les hautes personnes ou les documents funéraires des simples particuliers ? A-t-on retrouvé les documents mentionnés par les auteurs ?

Pour y répondre au mieux, il me faudra avoir par conséquent une approche à la fois anthropologique, sociologique, politique et géographique des éléments. 

Les inscriptions sont des éléments constitutifs de la mémoire collective et c’est au sein des évocations littéraires qu’il va être intéressant de mettre en évidence leur place dans l’histoire de Rome, et dans la construction mémorielle des Romains

 

Publications


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CV

  • Depuis octobre 2014 : Doctorante à l’université de Bourgogne
  • 2010 : Master 2 Histoire spécialité histoire ancienne et médiévale à l’université de Lorraine ( sujet : L’alexandromanie de l’empereur Caracalla sous la direction d’Agnès Bérenger, maître de conférence à l’Université de Lorraine ).
  • 2009 : Master 1 (sujet : "Traditions et innovations dans l’espace urbain de Rome sous la dynastie des Sévères" sous la direction d’Agnès Bérenger, maître de conférence à l’Université de Lorraine ).


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