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ARTEHIS : Archéologie, Terre, Histoire, Sociétés

CANNOT Anna

acannot300 

Doctorante

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Thématiques de recherche



Sujet de thèse :

Production métallurgique et mobilité en Europe moyenne, du VIIe au Ve siècle avant notre ère : approche techno-typologique et analyse culturelle des ceintures décorées « hallstattiennes ».

Directeurs :

Thèse en cotutelle dirigée par Stefan Wirth (Université de Bourgogne, Dijon, France) et Dirk KRAUSSE (Eberhard Karls Universität, Tübingen, Allemagne)

Résumé :

Les plaques de ceinture en bronze estampées constituent, au Premier Age du Fer, un élément central de la parure funéraire féminine. S’inscrivant dans la tradition des productions de grande tôle martelée, ces bijoux utilitaires se retrouvent à travers toute l’Europe Moyenne, de l’est de la France jusqu’à l’espace est alpin. Plusieurs centaines d’objets, voire milliers de fragments, sont conservés dans les différents musées européens et n’ont plus fait l’objet d’un travail de synthèse depuis la publication de Imma Kilian-Dirlmeier en 1972.

Généralement découvertes en contexte de nécropoles tumulaires, les plaques de ceinture proposent une grande variété tant dans les formes que dans l’ornement. Elles sont le plus souvent décorées de motifs géométriques variés, toujours disposés de manière différente, mais organisés en registres horizontaux et verticaux clairement délimités. Plus rarement, elles présentent aussi des motifs anthropomorphes et zoomorphes caractéristiques de cette période charnière du Hallstatt. Elles sont donc le reflet d’une identité culturelle commune à l’échelle de l’Europe, tout en présentant une forte dimension individuelle et identitaire.

Débutée lors de mes années de Master à Innsbruck puis à Besançon, l’étude de ces parures a déjà fourni de nombreuses pistes de recherche. Il s’agira dans le cadre de ce travail de thèse de récolter les données technologiques par des observations à l’œil nu et des analyses scientifiques, encore jamais réalisées sur ce type d’objet, afin d’appréhender les différentes étapes de la chaîne opératoire, les gestes et les outils de l’artisan, ainsi que les modalités d’utilisation. Ensuite, croisés à ces données technologiques, les éléments de contexte et de décors permettront de réaliser une nouvelle typologie, d’affiner la chronologie, et de définir des zones d’influences culturelles marquées par certaines originalités dans les décors ou dans la production.

L’enjeu majeur sera de déterminer des zones de concentration et éventuellement de cibler de potentiels ateliers, au sein de cet espace géographique, marqué à cette période du Premier Age du Fer, par l’existence d’importants centres de pouvoir (souvent désignés sous le terme contestable de « sites princiers »). Il s’agira également de proposer des modélisations possibles de l’organisation de la production, et d’appréhender les relations entre artisan et commanditaire.

A terme, il s’agira d’aborder des thèmes tels que la compétitivité et les contrastes de qualité entre différentes productions ; le rôle des « marchés » en confrontant la part des traditions et des innovations, voire des imitations, enfin la question de la mobilité des populations et/ou des artisans en Europe Moyenne.



Publications



CV



  • 2012 : Stages et collaboration avec le Landesmuseum Württemberg à Stuttgart dans le cadre de la grande exposition Les Celtes : Centres du pouvoir et Trésors de l’art
  • Depuis octobre 2011 : Thèse en co-tutelle entre l’Université de Bourgogne à Dijon et l’Eberhard Karls Universität Tübingen.
  • 2010/2011 : Master 2 Archéologie Cultures Territoires Environnement à l’Université de Bourgogne
  • 2009/2010 : Master 1 Archéologie Cultures Territoires Environnement en Erasmus à Leopold Franzens Universität Innsbruck


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