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ARTEHIS : Archéologie, Terre, Histoire, Sociétés

Corpus : penser et construire les outils numériques

Coordinatrices : Martine Clouzot et Pascale Chevalier

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Corpus est un axe de réflexion sur le premier outil de recherche de l’archéologue, de l’historien et de l’historien de l’art : le corpus. Il analyse les deux propriétés de tout corpus réuni en vue de l’étude documentaire : la validation et l’heuristique.

Aujourd’hui, plus que jamais, le concept de corpus irrigue les disciplines et favorise leur dialogue. Au croisement des sciences humaines et sociales et des sciences de la vie et de la terre, le concept s’affirme éminemment transversal, tant au point de vue de la constitution et de la structuration des données que de leur indexation et interrogation. La sémantique et la taille des corpus, la nature des objets et des matériaux (ossements, manuscrits, pierres, etc.), les lieux (sites archéologiques, bibliothèques médiévales, collections de musée, monuments, etc.) sont mis en dialogue afin de mieux comprendre les sociétés du passé. La recherche fondée sur l’analyse de corpus éclaire souvent des pans entiers d’une discipline qu’elle contribue à perfectionner et à questionner en permanence.

Corpus est un moteur essentiel de la pratique interdisciplinaire. Il est aussi un relais vers les infrastructures numériques comme Huma-Num , vers les nouveaux outils et enjeux de l’interopérabilité.


Un premier volet
de l’axe est constitué par les projets de recherche menés autour de corpus , banques de données et qui envisage dans ce cadre une réflexion épistémologique. Certains programmes ont vocation à se poursuivre (Les images de la musique, resp. M. Clouzot), d’autres sont en cours de construction comme Diviodives (resp. V. Zara) : dans le cadre d’une « visite virtuelle » des monuments disparus ou toujours présents de la ville de Dijon, il s’agit de construire un projet de recherche : chaque monument fera l’objet d’études approfondies. A partir de ces événements sera proposée une reconstitution virtuelle, permettant d’expliquer un monument, de se l’approprier. Dans un second temps, un outil pédagogique sera élaboré, spécifique aux diverses disciplines. Ce dernier pourra ensuite être exploité par la ville de Dijon dans un cadre touristique. L’interaction avec l’environnement social, économique et culturel sera ici important.
 
Le second volet de l’axe rassemble les banques de données qui sont et seront utilisées par les différents programmes des axes thématiques afin de favoriser la transversalité. Parmi les banques de données déjà opérantes et qui ont vocation à perdurer, figurent entre autres (toutes ne sont pas ici mentionnées) : CARE. Corpus architecturae religiosae europeae IV-X saec. (P. Chevalier) ; [http://care.huma-num.fr/care/], Le dictionnaire topographique de la France (M.-J. Gasse-Granjean et C. Mordant) [http://cths.fr/dico-topo], La bibliographie et sources documentaires d’Alésia de 1722 à nos jours (E. Rabeisen), La statuaire protohistorique. La sculpture anthropomorphe et zoomorphe des âges du Bronze à la fin de l’époque gauloise en Europe tempérée (E. Vial, J.-P. Guillaumet). De nouveau projets ont émergé, qui débuteront lors du prochain quinquennal, et qui reflètent la diversité des approches des membres de l’équipe ; beaucoup sont envisagés en collaboration avec nos collègues de Besançon, voire d’autres équipes françaises ou étrangères. Signalons entre autres Le mobilier en bronze protohistorique (S. Wirth), pour lequel est envisagée la reconversion numérique de cet immense corpus («Prähistorische Bronzefunde» sur la production bronzière européenne), un projet ERC sera proposé au début du quinquennal, mais aussi Les blocs d’Escolives-Sainte-Camille (P. Laurent), ou encore A la croisée des savoirs archéologiques en Bourgogne : acteurs, collections, réseaux (A. Esposito, L. Popovitch) qui porte sur les acteurs de l’archéologie en Bourgogne, conservateurs de musées, érudits et savants, sur leur biographie intellectuelle et sur l’essor des savoirs antiquaires et les interactions des réseaux -personnels et institutionnels- pouvant être reconstitués à travers les moyens de diffusion de leurs connaissances : les livres, les manuscrits, la correspondance épistolaire scientifique, la mise en place de collections archéologiques – l’implantation régionale de l’UMR serait ainsi confortée par les liens pérennisés avec les conservateurs de musées bourguignons, ainsi qu’un projet autour d’un site en Mongolie (F. Monna) de modélisation 3D de stèles.

 

Programmes et outils de l'axe Corpus

 


Le programme français du Corpus architecturae religiosae europeae (IV-X saec.) [CARE] – financé par l’ANR pour 2008-2011 – a tenu compte des impératifs fixés par l’ensemble des équipes des pays impliqués dans le vaste projet européen initié en 2002 par l’IRCLAMA de l’Université de Zagreb (Croatie). L’Italie, l’Espagne, la République Tchèque, la Slovaquie, la Pologne et la Croatie ont commencé depuis quatre à cinq ans les travaux préparatoires à cette ambitieuse entreprise ; la Hongrie s’est jointe en 2008 au groupe centre-européen ; le Benelux et l’Irlande ont amorcé leur corpus en 2009-2010 ; le Royaume Uni en 2012 et en 2017 l’Albanie travaillera avec le Kosovo et le Monténégro ; le Portugal, la Grèce, la Bulgarie, la Roumanie sont intéressées. La Suisse, l’Allemagne, l'Autriche et la Slovénie où des inventaires complets ont été publiés très récemment participent depuis 2011 à l’alimentation de la base de données en ligne. Le travail le plus avancé pour la publication papier est celui des Italiens du Nord. Fort d’études de fouilles récentes, le corpus français a trouvé un rythme de croisière et des protocoles couvrant l’ensemble des édifices compris dans les diverses tranches chronologiques, en mettant l’accent sur les VIIe-VIIIe siècles plus difficiles à appréhender et les décennies très riches en monuments précédant ou suivant l’an Mil, mais aussi sur les évolutions des sites les plus anciens dans la longue durée.

C’est à la France qu’est revenue la tâche de mettre au point la base de données informatique en ligne que tous partageront (c'est notamment déjà le cas de l'Italie, de la Belgique, de la Croatie, de l'Irlande et du Royaume uni) après traductions en anglais et dans les langues choisies par les pays ou groupes de pays. Le Corpus d’informations textuelles et graphiques concernant chaque édifice connu est ainsi progressivement publié région par région sur ces bases de données en ligne à l’architecture commune, hébergées collectivement sur la ([www.huma-num.fr/ TGIR Huma-Num]). À terme, ce Corpus facilitera les travaux de comparaisons, les échanges et discussions, et ouvrira sur le Web à un très vaste public des pans peu connus de notre patrimoine et du patrimoine religieux européen antérieur à l’an Mil, en particulier pour les travaux archéologiques récents.

Le lancement du projet CARE à l’UMR 5594 du CNRS (Dijon), devenue depuis l'UMR 6298, date du 1er janvier 2008 après acceptation de l’Agence Nationale pour la Recherche, pour les 4 années 2008-2011. La collecte et l’analyse des données sur environ 2700 monuments se poursuit depuis et réunit actuellement plus de soixante chercheurs en poste dans une vingtaine d’universités, au sein de diverses institutions de recherche ou de gestion du patrimoine, ainsi que des archéologues de terrain, des étudiants en master, des doctorants et post-doctorants, des dessinateurs topographes, etc. Le développement de la base de données a été assuré par le Laboratoire Le2i de l’Université de Dijon et la cartographie par la MSH de Dijon.

Le projet vise à établir des fiches relatives aux édifices religieux au sens large - pas seulement des églises – ayant fait l’objet d’études archéologiques. L’objectif est d’arriver, par une sélection de champs à remplir qui décortiquent de manière analytique les vestiges, à faciliter les lectures comparées. Pour ce faire, une charte graphique a été établie pour la périodisation des phases de construction, encourageant comme la partie rédigée de chaque fiche des discussions critiques qui insistent sur la justification des datations proposées.

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Le Dictionnaire topographique de la France est une entreprise éditoriale et scientifique lancée au XIXe siècle par le Comité des Travaux historiques et scientifiques (CTHS), visant à rassembler l’ensemble des noms de lieux anciens et modernes de la France entière. Forte de trente-cinq volumes départementaux, la collection qui en est issue, publiée par le CTHS, fait depuis 2009 l’objet d’un projet de réédition électronique visant à en rendre progressivement accessible l’ensemble des données.

Ce programme national est animé par le Comité des travaux historiques et scientifiques avec le concours de l’UMR 6298 ARTEHIS de Dijon, de l’Ecole nationale des Chartes, du Centre d’Onomastique des Archives nationales et de la MSH de Dijon. Il est soutenu par le Service interministériel des Archives de France (SIAF).

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L’axe Corpus met à disposition un inventaire des ressources numériques de l’UMR ARTEHIS. Deux accès sont proposés : un accès cartographique via une Google map, un accès via un tableau dynamique.
Chaque corpus est identifié par une série de métadonnées (intitulé de la ressource, responsabilité, chronologie, géographie, support des données, état d’avancement). Un lien web ou un email permet d’accéder à la ressource ou de contacter le(s) responsable(s).

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Les chercheurs de l'axe

Aumard Sylvain
Bully Aurelia
Büttner Stéphane
Chenal Thomas
Chevalier Pascale
Clouzot Martine
Deflou-Leca Noëlle
Demarthe Sylvain
Dubreuil Johanne
Dumontet Anthony
Gabillot Maréva
Grillon Guillaume
Guillaume Jacques
Guillaumet Jean-Paul
Hamm Gilles
Mairot Gwenaëlle
Méniel Patrice
Monna Fabrice
Mordant Claude
Mouillebouche Hervé
Nuviala Pauline
Poulain Rachel
Rabeisen Elisabeth
Riccioni Stefano
Safa Etienne
Sapin Christian
Vial Eloïse
Wilczek Josef
Wilmouth Anne
Zara Vasco

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