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ARTEHIS : Archéologie, Terre, Histoire, Sociétés

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Fouilles subaquatiques du moulin de Sermesse (71) dans le Doubs / 2017

sermesse 2017 1Cette opération est placée sous la responsabilité d’A. Dumont, co-financée par le SRA Bourgogne, le DRASSM, et la Région Bourgogne-Franche-Comté. Le DRASSM a également mis à disposition des moyens humains (temps de travail d’A. Dumont pour les phases terrain et rédaction du rapport) et logistiques (matériel de plongée, bateau).


Le projet associe divers collaborateurs : P. Moyat (ETSMC et UMR ARTEHIS), M. Cayre (Evéha), D. Le Cornu (étudiant Univ. Rennes), C. Bonnot-Diconne (Laboratoire 2CRC, traitement et étude des cuirs et matières végétales), Noureddine Kefi (étude de mobilier), Luc Jaccottey (Inrap, UMR 6249, étude des meules), Pierre Mille (Inrap, étude des bois), M. Treffort (bénévle, dessin), laboratoire le CREAM (traitement objets métalliques) et laboratoire Nucleart (traitement objets bois).

En 2017, la fouille du grand bateau, appelé la corte, a débuté et a permis un dégagement des premiers bordés et de l’intérieur de la proue. Une chaîne, encore enroulée autour d’un bordé à l’angle avant tribord, part dans la berge, montrant que le moulin était amarré et en position de fonctionnement au moment de son naufrage. Plusieurs réparations sont visibles, témoignant de l’usure de cette embarcation.

 

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Dans le même temps, un travail de décapage et d’étude de la benne, dispositif implanté en amont du moulin, destiné à diriger l’eau sur la roue, et constitué de deux alignements de pieux disposés en V a été réalisé. La fouille a permis de découvrir deux serpettes en très bon état, perdues au cours d’une opération de réparation et de mise en place de bois de renfort, ce type d’installation nécessitant un entretien permanent.

Les pieux ont été systématiquement échantillonnés sur deux carrés. Ces prélèvements sont destinés à la détermination des essences (en cours, Fr. Blondel) afin de mieux connaître les modalités d’exploitation de la forêt au début de l’époque moderne. On verra ainsi si une essence a été privilégiée ou si plusieurs types de bois ont été utilisés.

On a également procédé au dégagement de la partie externe de la proue du petit bateau, ce qui a permis de découvrir un plancher effondré dont la fonction précise reste à déterminer. Dans l’état actuel des recherches, on pense à un probable espace de circulation permettant d’accéder aux proues des deux bateaux et à la roue. Les digues faisant également office de piège à poissons, il peut s’agir d’un espace de travail dédié à cette activité de capture.

 

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