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ARTEHIS : Archéologie, Terre, Histoire, Sociétés

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Monastère Saint-Pierre d’Osor / printemps 2015

fig 2 modifMission archéologique du ministère des Affaires étrangères (premier volet) ; Collaboration croato-française

Responsables : Sébastien Bully (UMR ARTEHIS), Miljenko Jurković (université de Zagreb-centre IRCLAMA), Morana Čaušević-Bully (Université Bourgogne Franche-Comté-UMR Chrono-environnement), Iva Marić (université de Zagreb-centre IRCLAMA)
Dates de chantier : 12 mai au 20 juin 2015

 

 Participation de : Ivan Valent, Thomas Chenal (UMR ARTEHIS), Adrien Sagesse (UMR ARTEHIS), Jelena Behaim, Brunilda Bregu, Matthieu Le Brech, Jessy Crochat, Lucija Dugorepec, Inès Pacat, Justine Gautier, Nadia Saint-Luc, Nadia Botalla, Ornella Salvi, Valentin Chevassu et Eva Žile.
en partenariat avec aIPAK/APAHJ

Financements : ministère des Affaires étrangères français, ministère de la Culture croate, ministère des Sciences croate, École française de Rome, Caritas veritatis foundation.

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Le site :

Le monastère bénédictin Saint-Pierre d’Osor, sur l’île de Cres, aurait été fondé au début du XIe s. par saint Gaudentius, évêque de la cité. Engagée depuis 2006, la fouille programmée répond à plusieurs objectifs : il s’agit de comprendre les modalités de l’installation du monastère dans un contexte urbain – d’origine protohistorique et antique – et d’étudier une topographie monastique qui doit tenir compte à la fois des contraintes urbaines, mais également de constructions antérieures, peut-être déjà religieuses. L’analyse archéologique des vestiges de l’ancienne abbatiale Saint-Pierre complète les études d’histoire de l’art afin de préciser la datation d’un édifice considéré comme insigne pour l’architecture romane dans la région et révélateur des échanges et influences avec la côte adriatique occidentale. Les méthodes employées sont celles de l’archéologie du sous-sol, du bâti et les prospections géophysiques.

fig. 5 copie

Objectifs et résultats :

La campagne 2015 a porté sur l’achèvement de la fouille de l’église réduite Saint-Pierre engagée en 2014, après une première tranchée de sondage ouverte la première année de la mission en 2006. L’église réduite au XVe-XVIe s. correspond à une partie de la nef centrale et du bas-côté nord de l’église du XIe s. dont elle conserve le mur gouttereau nord.
Cette année ce sont 21 nouvelles sépultures qui ont été fouillées dans la nef de l’église. Il s’agit uniquement d’inhumations en pleine terre ou en cercueils datables des dernières phases d’utilisation de la grande église avant sa réduction à la fin du Moyen Âge.
Mais la découverte majeure porte sur les vestiges d’un segment de la façade occidentale, avec son entrée et le sol de mortier, d’une première église, peut-être de plan en croix grecque. Nous nous réservons le temps de l’étude avant de préciser une datation pour cet édifice, dont la construction pourrait se situer entre le VIe et les IXe s.
En parallèle de la fouille de l’église, nous avons entrepris celle de l’annexe nord du XIIe s. L’objectif était d’identifier d’éventuelles installations ou tombes pouvant étayer l’interprétation de cette petite annexe, architecturalement soignée, comme étant une memoria en relation avec la présentation de reliques dans les niches du mur est. Malheureusement, la fouille a seulement permis de constater que cet espace avait déjà été totalement décaissé par les autrichiens au XIXe s. (d’après une monnaie et le mobilier céramique). Seul un négatif de mortier sur le rocher indique la présence d’une structure antérieure.

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Nous avons également engagé la fouille du flanc nord de l’église du XIe s. La fouille a porté plus particulièrement sur un caveau maçonné en position privilégiée au-devant de l’ouverture latérale de l’ancien bas-côté nord de l’église romane. Sa couverture était assurée par une large dalle calcaire anépigraphique. À l’instar de l’ensemble des caveaux fouillés sur le site, la tombe contenait plusieurs individus enterrés successivement, ici au nombre de sept.
Parallèlement, nous avons poursuivi l’analyse d’archéologie du bâti du mur d’enceinte et l’étude architecturale de l’église romane a été engagée à partir d’un travail de restitution en 3D.
Une synthèse des recherches a été présentée dans une exposition – accompagnée d’un catalogue – organisée à Mali Losinj et Zagreb entre le printemps et l’automne 2015 (cf. Notice du programme Monastères insulaires).

fig. 1 copie 5

BULLY (S.), JURKOVIĆ (M.), MARIĆ (I.) et ČAUŠEVIĆ-BULLY (M.), « Monastère Saint-Pierre d’Osor (Croatie, île de Cres). Bilan de la mission franco-croate 2015 », Chronique des activités archéologiques de l’École française de Rome, mise en ligne en 2016 sur https://cefr.revues.org/1601

 

 

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