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ARTEHIS : Archéologie, Terre, Histoire, Sociétés

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Le site du Saint-Mont : reprise de fouille et relevés topographiques / année 2014

fig. 4 3Projet collectif de recherche
Monastères en Europe occidentale (Ve – Xe siècles). Topographie et structures des premiers établissements en Franche-Comté et Bourgogne, sous la direction de Sébastien Bully et Christian Sapin
Responsables : Thomas Chenal (UMR ArTeHiS – Chercheur associé), Charles Kraemer (chercheur au pôle archéologique, HISCANT-MA, Université de Lorraine)
Participation de : Martine Aubry-Voirin, Valentin Chevassu, Alicia Mouginen partenariat avec UMR METIS – Université Pierre et Marie Curie Paris VI-Jussieu, MSH Dijon-USR CNRS-UB 3516, MSHE Ledoux Besançon -USR 3124, APAHJ
Dates d’intervention : 30 juin au 20 juillet 2014
Financements : Projet collectif de recherche Monastères en Europe occidentale, commune de Saint-Amé

 

 

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Le site :

Le Saint-Mont (commune de Saint-Amé, Vosges) est réputé pour être l’emplacement du premier monastère d’Austrasie, fondé au début du VIIe s. par saint Amé, moine de Saint-Maurice d’Agaune puis de Luxeuil, et par saint Romaric, leude austrasien. Le site du Monasterium Habendum a fait l’objet de plusieurs campagnes de fouilles entre 1964 et 1991 par Michel Rouillon puis par Charles Kraemer. Les recherches ont permis la découverte de nombreuses structures et de mobilier s’inscrivant pour l’essentiel dans une large fourchette chronologique comprise entre l’Antiquité tardive et l’époque moderne. Les vestiges s’étagent entre le sommet du mont et deux terrasses sur son flanc sud, soit une surface estimée actuellement à 3 hectares. En tenant compte des résultats anciens, nous avons engagé une nouvelle série de relevés topographiques et de prospections géophysiques ; une révision de fouille a été menée sur des vestiges anciennement dégagés afin de mieux comprendre l’évolution topographique d’un site monastique qui s’implanterait, d’après le récit hagiographique des fondateurs, sur une villa mérovingienne, puis sur un castrum tardo-antique.

 

fig. 4 3

 

Objectifs et résultats :

Pour cette nouvelle campagne, nous avons :
1- Nettoyé les structures visibles des chapelles Sainte-Claire et Sainte-Marguerite, puis repris les anciennes fouilles qui s’étendaient à l’ouest afin de mieux comprendre l’emprise générale du bâtiment antérieur à ces chapelles gothiques. Avec la découverte de la façade du bâtiment et de 32 tombes en formae, le plan et le phasage de ces structures nous permettent désormais de suggérer que l’on serait en présence d’un édifice funéraire de 22 mètres de long pour 8 de large.
2- Traité la prospection radar qui avait été menée sur des plateformes vierges de découvertes archéologiques. Ces prospections ont porté sur des plateformes aménagées au XVIIIème siècle en détruisant des mamelons granitiques sommés de chapelles médiévales. Nous avons détecté deux probables éminences rocheuses en prenant appui sur le contraste entre le socle naturel et le remblai anthropique.
3- Étendu le relevé topographique général du site aux chemins d’accès, aux remparts non datés défendant le sommet, ainsi qu’aux pentes que nous n’avions pas encore traitées au moyen d’un tachéomètre et de GPS différentiels. Des structures périphériques au monastère ont ainsi été découvertes, à l’image d’une carrière de granit moderne.
4- Mené une campagne de photogrammétrie terrestre et drone à l’occasion du nettoyage des structures de l’espace funéraire. Ces relevés ont permis de modéliser l’ensemble des structures connues de l’aire funéraire en 3D, complétant les relevés au pierre à pierre et topographiques afin de participer à une meilleure compréhension spatiale de la zone.

 

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La campagne 2015 complétera la « relecture » des structures engagée en 2013 en réalisant une fouille exhaustive du secteur afin de valider l’hypothèse de l’existence d’un grand édifice funéraire mérovingien. Il s’agira d’en déterminer l’emprise et le plan exact, comme d’étudier plus précisément son architecture et les formae qu’il accueille. Une campagne de topographie sera une nouvelle fois menée sur le massif afin de compléter les données déjà acquises.

 

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