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ARTEHIS : Archéologie, Terre, Histoire, Sociétés

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Fouilles subaquatiques du moulin de Sermesse (71) dans le Doubs / 2016

sermesse 2016 1Cette opération est placée sous la responsabilité d’A. Dumont, co-financée par le SRA Bourgogne, le DRASSM, et la coopérative Bourgogne du Sud. Le DRASSM a également mis à disposition des moyens humains (temps de travail d’A. Dumont pour les phases terrain et rédaction du rapport) et logistiques (matériel de plongée, bateau).
Le projet associe divers collaborateurs : P. Moyat (ETSMC et UMR ARTEHIS), M. Cayre (Evéha), D. Le Cornu (étudiant Univ. Rennes), C. Vélien (étude céramique), C. Bonnot-Diconne (Laboratoire 2CRC, traitement et étude des cuirs et matières végétales), Luc Jaccottey (Inrap, UMR 6249, étude des meules), Pierre Mille (Inrap, étude des bois), M. Treffort (bénévole, dessin), laboratoire le CREAM (traitement objets métalliques) et Laboratoire Nucleart (traitement objets bois).

 

Campagne de la fouille tri-annuelle du moulin sur bateaux de Sermesse (Saône-et-Loire)

La fouille de la moitié du site de Sermesse sur trois campagnes, de 2014 à 2016, confirme la richesse de cet ensemble qui constitue un des rares vestiges archéologiques de moulin sur bateaux connu en Europe et relativement facilement accessible. Sa datation dans l’époque moderne pré-industrielle (fin XVIe ou début XVIIe siècle), et le bon état de conservation des bateaux et objets associés en font un sujet d’étude de premier ordre pour la connaissance des techniques de meunerie, de batellerie et de pêche, les trois activités étant regroupées sur une seule structure.

 

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La troisième campagne de fouille a permis d’achever complètement le dégagement du plus petit des deux bateaux, le forain. Il restait le dernier compartiment situé entre un renfort transversal et le tableau arrière. On y a découvert une chaîne à 36 gros maillons enroulée autour du renfort. Le nettoyage du tableau arrière a permis d’observer les assemblages de bois ainsi que des réparations. La fouille a également concerné l’espace entre les deux coques, où se trouvait conservé un assemblage de bois correspondant à de probables éléments de pales de la roue (en cours de traitement). Une petite partie de l’extérieur de la coque de la corte (le plus grand bateau) a pu être dégagée, au niveau de l’avant. Elle est en assez mauvais état de conservation mais on peut voir un assemblage complexe de bois, ainsi qu’un nombre considérable d’appes de calfatage, dont certaines sont sur des réparations.

Le suivi des objets découverts sur ce site se poursuit ; plusieurs objets ont été récupérés en 2016 auprès des laboratoires. Les restaurations font ressortir des éléments qui n’étaient pas du tout visibles avant traitement. C’est le cas par exemple de deux lames de couteaux sur lesquelles on voit des noms gravés, Marcellin et Jean-Fra.(nçois). Le pichet en étain, après nettoyage, a révélé un nom, Juenon, gravé sur le fond. Il pourrait s’agir du meunier, et ce patronyme est très répandu dans la région de Verdun-sur-le-Doubs encore actuellement. Tous les outils comportent des marques d’artisans qui feront l’objet d’une étude spécifique lorsque tout le lot sera restauré.

 

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