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ARTEHIS : Archéologie, Terre, Histoire, Sociétés

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BOREL Alice

Doctorante
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Axe de recherche : Dynamiques de production matérielle. Constructions, productions et circulations des biens et des objets de consommations

 

Thématiques de recherche

            Sujet de thèse :

Traces d’outils et gestes techniques sur le bois d’œuvre, en France, du XIVe au XVIe siècle.
Sous la direction de Jean-Marie Guillouët

            Résumé :

La tracéologie, discipline créée dans les années 60, se base sur l’analyse des traces d’outils comme les marques de travail, de façonnage, repérables sur les objets archéologiques. Pendant longtemps, elle fut appliquée aux artefacts préhistoriques et principalement aux silex. Peu à peu, elle s’oriente vers le lithique monumental des périodes historiques. Rapidement, ce n’est plus seulement la trace et son aspect qui étaient analysés. En effet, par le biais de la trace d’outils laissée involontairement sur un artefact, c’est tout un questionnement sur les contraintes techniques, les aspects sociologiques et ethnologiques qui se pose. La trace est alors assimilée à la signature d’un outil ainsi qu’au geste d’un artisan.

Les traces d’outils lisibles sur le bois n’ont que très peu suscitées d’intérêt. Depuis les années 80, c’est par le biais des études de charpentes menées principalement dans le nord de la France, plus récemment dans le sud, qu’elles ont été abordées ou lors d’études ponctuelles dans le cadre de fouilles. En plus de ne pas faire l’objet de recherches universitaires, la réalité du terrain n’est pas plus riche. En effet, les traces d’outils concernant le bois n’ont pas été systématiquement enregistrées contrairement à celles repérées sur la pierre. De ce fait, de nombreuses données sont régulièrement perdues, lors de travaux contemporains, faute d’un intérêt spécifique. Ce manque de données est renforcé par le nombre infime d’outils exhumés lors de fouilles, dû à la mauvaise conservation du bois et à la refonte des outils cassés.

Face à ce constat et devant le besoin de disposer d’outils sériels et de séquençages chronologiques pertinents concernant le bois, il est apparu comme nécessaire le déploiement d’une méthodologie précise. Pour cela, la mise en place d’un protocole d’enregistrement efficace et simple s’impose. Il devra être modulable afin de s’adapter dans des cas de figures simples et des conditions plus délicates. La réalisation systématique de ce protocole mêlant des techniques manuelles comme les frottis, et des techniques numériques (photogrammétries accompagnées de relevés numériques, scans) permet de documenter les apports et les inconvénients de chaque technique.

L’analyse des traces ne peut se faire sans une étude approfondie des outils retrouvés en fouilles. En parallèle, une recherche approfondie sur l’iconographie existante doit être menée. Cette documentation doit être enrichie par des comparaisons avec les sources historiques. Les deux se complète et permettent de mieux appréhender les outils, leur utilisation et les gestes. 

En parallèle, les gestes, les outils et leur utilisation seront remis dans leur contexte grâce à l’archéologie expérimentale. Elle permet de confronter les différentes techniques de travail du bois pour une période donnée par rapport aux gestes et techniques utilisés par les acteurs du chantier. Ces chantiers d’archéologie expérimentale apportent de nombreuses données notamment sur les gestes, mais également sur les outils et leur fabrication. En effet, les outils utilisés en archéologie expérimentale sont des copies conformes d’outils retrouvés en fouilles ou des essais inspirés de l’iconographie. La reproduction de ces dispositifs permet de comparer les traces retrouvées in situ et ceux restitués sur ces chantiers. Pour obtenir un référentiel pertinent et des comparaisons fiables, il convient d’appliquer le même protocole d’enregistrement que pour une pièce archéologique.

Ce référentiel, concentrant les relevés de terrain et numériques, sera complété par la constitution d’une sorte de tracéothèque. Cette dernière sera composée de bois prélevés sur site et de bois travaillés sur des chantiers expérimentaux.

L’objectif final de ce travail est bien de proposer une synthèse, sous forme de référentiel, regroupant l’ensemble des outils, utilisés pour travailler le bois, et les traces laissées par ces derniers. Il s’agirait d’un manuel, aidant à la lecture, à l’analyse et à la compréhension de ces traces. L’idée est de mettre en place une typochronologie des traces sur les bois d’œuvre et, par conséquent, une typochronologie des outils des artisans (charpentiers essentiellement). Afin de disposer d’un corpus large, représentatif et cohérent, il serait toutefois opportun de proposer une étude regroupant les traces observées sur l’ensemble du bois d’œuvre, c’est-à-dire sur l’ensemble des pièces de bois (charpente, pans de bois, plafond, plancher, etc.) mises en œuvre dans les constructions civiles et religieuses. Le cadre retenu, pour l’instant, s’étend du xive siècle à la fin du xvie siècle. Cette chronologie pourra varier afin de maintenir une chronologie cohérente et nécessitera des comparaisons avec des périodes plus anciennes et plus récentes.

            Thématique de recherche :

  • Moyen-Âge
  • Bois
  • Tracéologie


Publications


CV

Cursus universitaire :

2019 : Master archéologie-sciences pour l’archéologie, « Une implantation franciscaine hors de la ville, au XVe siècle : le couvent de Charrière. », 2 volumes, dirigé par A. Baud, maître de conférence en archéologie médiévale à l’Université Lumière Lyon II. Mention très bien.

2016 : Licence bidisciplinaire d’histoire, histoire de l’art et archéologie, Université Lumière Lyon II, Mention bien

FOUILLES ARCHÉOLOGIQUES (PRÉVENTIVES ET PROGRAMMÉES)

Fouilles comme responsable d’opération

Total : 2 semaines

2018 : Châteauneuf-de-Galaure (Drôme) « le couvent de Charrière », Fouille programmée (Étude du bâti et prospections géophysiques), étude de la cave, du bassin et de la voûte du chœur de l’église, période médiévale à contemporaine ; 2 semaines ; équipe de 5 personnes Rapport déposé (Mars 2019)

Fouilles comme adjoint

Total : 16 semaines

2020 (en cours) : Montbrison (Loire), Remparts. Fouilles préventives (sédimentaire et étude de bâti) ; période médiévale à contemporaine, 6 semaines ; 3-4 personnes. Opérateur : Archeodunum SAS ; Responsable d’opération : Cécile Rivals.

2020 (en cours) : Montbrison (Loire), Hôtels particuliers de « Tournon » et de « Vaugirard ». Fouilles préventives (étude de bâti) ; période médiévale à contemporaine, 10 semaines ; 2-3 personnes. Opérateur : Archeodunum SAS ; Responsable d’opération : Émilien Bouticourt.

Fouilles comme responsable de secteur

Total : 17 semaines

2019 : Cluny (Saône-et-Loire), « chapelle mariale de l’abbaye ». Fouilles programmées (sédimentaire) – abbaye médiévale ; période médiévale à contemporaine ; 6 semaines ; 7 personnes. Organisme : Université Lumière Lyon II, Responsables : Anne Baud, Anne Flammin.

2018 : Cluny (Saône-et-Loire) « Infirmerie de l’abbaye ». Fouilles programmées (sédimentaire) – abbaye médiévale ; période médiévale à contemporaine ; 6 semaines ; 7 personnes. Organisme : Université Lumière Lyon II,   Responsables : Anne Baud, Anne Flammin.

2017 : Vienne (Isère) « Abbaye de Saint-André-le-Haut ; la salle capitulaire ». Fouilles programmées (sédimentaire) – abbaye médiévale ; période médiévale à contemporaine ; 5 semaines ; 5 personnes. Organisme : Université Lumière Lyon II, Responsables : Anne Baud, Anne Flammin, Monique Zannettacci.

Fouilles comme technicien

Total : 105 semaines

2020 : Montlozère (Lozère), « Château du Tournel ».  Fouilles préventives (étude de bâti) – Tours, logis, donjon, périodes médiévales à contemporaine ; 2 semaines ; 3 personnes ; Organisme : Archeodunum. Responsable : Cécile Rivals.

2020 : Montbrison (Loire), « Les remparts ».  Fouilles préventives (étude de bâti) – remparts, périodes médiévales à contemporaine ; 1 semaine ; 4 personnes ; Organisme : Archeodunum. Responsable : Cécile Rivals.

2020 : Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) « Église Notre-Dame ».  Fouilles préventives (étude de bâti et relevé de charpente) – site religieux période médiévale à contemporaine ; 3 semaines ; 3 personnes ; Organisme : Archeodunum. Responsable : Jessy Crochat.

2020 : Montbard (Côte d’Or) « Orangerie de Buffon » Fouilles préventives (sédimentaire) – Orangerie et caves, période médiévale à contemporaine ; 2 semaines ; 3 personnes ; Organisme : Archeodunum. Responsable : Cécile Rivals.

2020 : Le Pin (Isère), Fouilles préventives (étude de bâti) – période moderne à contemporaine ; 1 semaine ; 2 personnes. Organisme : Archeodunum. Responsable : Camille Collomb.

2020 : Ainay-le-Vieil (Cher) « Le Logis » Fouilles préventives (étude de bâti) – période médiévale à contemporaine ; 2 semaines ; 2 personnes. Organisme : Archeodunum . Responsable : Camille Collomb.

2020 : Saint-Romain-le-Puy (Loire) « Prieuré » Fouilles préventives (étude de bâti) – site religieux, période médiévale à contemporaine ; 8 semaines ; 2 personnes. Organisme : Archeodunum. Responsable : Jessy Crochat.

2020 : Bas-et-Lezat (Puy-de-Dôme). Fouilles préventives (sédimentaire) – aire d’ensilage et cimetière, période antique et médiévale ; 6 semaines ; 15 personnes ; Organisme : INRAP. Responsable : Aurélie Savignat.

2019 : Vielmur-sur-Agoût (Tarn) « La tour des Lautrec ». Fouilles programmées (sédimentaire) – Site monastique et cimetière ; 1 semaine ; 6 personnes, Organisme : Hadès. Responsables : Mélanie Chailloux et Sélim Djouad.

2019 : Craponne (Rhône) « Aqueduc ». Fouilles programmées (étude de bâti) ; 2 semaines ; 3 personnes, Organisme : Archeodunum. Responsables : David Baldasari.

2019 : Lyon (Rhône) « Cathédrale Saint-Jean ». Fouilles programmées (étude de bâti) – Site religieux ; 3 semaines ; 2-3 personnes, Organisme : Archeodunum. Responsables : Émilien Bouticourt.

2019 : Montbard (Côte d’Or) « Parc Buffon ». Fouilles programmées (étude de bâti) ; 1 semaine ; 2 personnes, Organisme : Archeodunum. Responsables : Camille Collomb.

2019 : Sainte-Foy-Lès-Lyon (Rhône) « Église du centre ». Fouilles programmées (étude de bâti) – Site religieux-clocher ; 4 semaines ; 2 personnes, Organisme : Archeodunum. Responsables : Camille Collomb.

2018 : Cluny (Saône-et-Loire) « L’église Saint-Marcel ». Fouilles programmées (étude de bâti) – Site religieux ; 1,5 semaine ; 3 personnes, Organisme : Université Lumière Lyon II, Responsable : Clarisse Couderc.

2018 : Thonon-les-Bains (Haute-Savoie). Post-fouilles – four de potier ; 10 semaines ; Organisme : INRAP. Responsable : Christophe Landry.

2018 : Châteauneuf-de-Galaure (Drôme) « le prieuré de Charrière », Fouilles préventives - diagnostic (sédimentaire et étude du bâti), période médiévale à contemporaine ; 4 semaines ; 3 personnes, Organisme : INRAP. Responsable : Guillaume Martin

2017 : Anthy-sur-Léman (Haute-Savoie) « Rue des pêcheurs ». Fouilles préventives (sédimentaire) – habitat rural ; 10 semaines ; 6 personnes, Organisme : INRAP. Responsable : Christophe Landry.

2017 : Cluny (Saône-et-Loire) « Infirmerie de l’abbaye ». Fouilles programmées (sédimentaire) – abbaye médiévale ; période médiévale à contemporaine ; 6 semaines ; 7 personnes. Organisme : Université Lumière Lyon II,   Responsables : Anne Baud, Anne Flammin.

2017 : Cluny (Saône-et-Loire) « L’église Saint-Marcel ». Fouilles programmées (Étude de bâti) – Site religieux ; 1,5 semaine ; 3 personnes, Organisme : Université Lumière Lyon II, Responsable : Clarisse Couderc.

2017 : Savigny (Rhône) « Chapelle Saint-Léger ». Fouilles programmées (Étude de bâti) – abbaye médiévale ; XIe siècle à l’époque contemporaine ; 1 semaine ; 4 personnes. Organisme : Université Lumière Lyon II,          Responsable : Olivia Puel.

2017 : Akerentia (Crotone ; Calabre ; Italie) « Vescovado ». Fouilles programmées (sédimentaire) – Ensemble monumental ; 5 semaines ; 9 personnes. Organisme : Université de Genève-Université Lumière Lyon II,     Responsables : Aurélie Terrier, Anthropologue : Audrey Gaillard.

2017 : Belleville (Rhône) « Le domaine de Grange Rouge ». Fouilles préventives (sédimentaires) – site rural ; néolithique à moderne ; 11 semaines ; 6 personnes. Organisme : INRAP, Responsable : Sylvain Motte.

2017 : Cluses (Haute-Savoie) « Ancien couvent des franciscains ». Fouilles programmées (sédimentaire) – Poids public ; 1 semaine ; 4 personnes. Organisme : Université Lumière Lyon II, Responsable : Amélie Roger.

2017 : Cluses (Haute-Savoie) « Église Saint-Nicolas - ancien couvent des franciscains ». Fouilles programmées (Étude de bâti) – Poids public ; 1 semaine ; 4 personnes. Organisme : Université Lumière Lyon II, Responsable : Amélie Roger.

2016 : Cluny (Saône-et-Loire) « Infirmerie de l’abbaye ». Fouilles programmées (sédimentaire) – abbaye médiévale ; période médiévale à contemporaine ; 6 semaines ; 7 personnes. Organisme : Université Lumière Lyon II,   Responsables : Anne Baud, Anne Flammin.

2016 : Vielmur-sur-Agoût (Tarn) « La tour des Lautrec ». Fouilles programmées (sédimentaire) – Site monastique et cimetière ; 3 semaines ; 6 personnes, Organisme : Hadès. Responsables : Mélanie Chailloux et Sélim Djouad.

2016 : Vienne (Isère) « Abbaye de Saint-André-le-Haut ». Fouilles programmées (sédimentaire) – abbaye médiévale ; période médiévale à contemporaine ; 5 semaines ; 15 personnes. Organisme : Université Lumière Lyon II, Responsables : Anne Baud, Anne Flammin, Monique Zannettacci.

2016 : Pailharès (Ardèche) « Église ». Fouilles programmées (Étude de bâti) – Site religieux et rural ; 2 semaines ; 8 personnes, Organisme : université Lumière Lyon II. Responsables : Anne Baud et Anne Schmitt.

2015 : Vielmur-sur-Agoût (Tarn) « La tour des Lautrec ». Fouilles programmées (sédimentaire et bâti) – Site monastique et cimetière ; 3 semaines ; 6 personnes, Organisme : Hadès. Responsables : Mélanie Chailloux et Sélim Djouad.

2015 : Le Vieil Évreux (Eure) « Gisacum ». Fouilles programmées (sédimentaire) – Site religieux gallo-romain ; 3 semaines, Organisme : Mission archéologique départementale de l’Eure. Responsable : Sandrine Bertaudière.

2014 : Le Vieil Évreux (Eure) « Gisacum ». Fouilles programmées (sédimentaire) – Site religieux gallo-romain ; 4 semaines, Organisme : Mission archéologique départementale de l’Eure. Responsable : Sandrine Bertaudière.


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  • LESOUPLE Albane

    Doctorante
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    Axes de recherche : Fabrique du paysage ; Pouvoir et société

     

    Thématiques de recherche


    Sujet de thèse : Food from Somewhere? Urban Households, Access to Land and Alternative Food Entitlements in the Late Medieval City.
    Sous la direction de Tim Soens (Université d’Anvers), Martine Clouzot (Université de Dijon)

    Résumé :

    La thèse a pour but de comprendre comment les habitants de la ville de Dijon, en France, avaient accès à la nourriture, via les champs au plus proche ou dans la ville ainsi que des jardins urbains, du XIVe au XVIe siècle.   Toute cette période est marquée par son instabilité, que ce soit par les conditions climatiques, les guerres, ou encore l’économie. Les questions alimentaires sont donc centrales pour les dijonnais.

    L’accumulation des terres à presque toujours été vue comme étant un moyen d’ascension sociale, de rente ou d’investissement, mais assez peu comme un moyen de production de nourriture. De plus, lorsque les historiens ont étudié le sujet de l’alimentation, les marchés sont le plus souvent mis en avant, comme étant le moyen hégémonique d’accéder à la nourriture. En se focalisant sur cet aspect, il pourra être permis de voir les manières alternatives au marché d’accéder à la nourriture : par la culture directe de la terre, les livraisons en nature par des locataires ruraux ou des membres ruraux de la famille ou encore par l’accès aux biens communs urbains. Il est ainsi possible de comprendre quelle était la dynamique des marchés médiévaux, qui peut-être, étaient plutôt laissée aux couches sociales inférieures de la cité. En effet, la société de la ville à la fin du Moyen-Age connaissait une ascension des classes moyennes “corporatives”, et ainsi, la possibilité d’une alimentation alternative au marché, pourrait être l'un des instruments par lequel cette classe moyenne a essayé d'imiter les élites sociales, laissant le marché alimentaire aux couches inférieures de la société urbaine.

    Cette recherche s’appuie particulièrement sur les actes notariés, permettront de savoir qui possédait les terres, d’identifier entre les mains de quelles familles ces terres étaient réunies. Dans le même ordre d’idée, les terriers seront employés pour identifier cette fois quelles étaient les terres réunies dans les familles, des livres de compte vont être utiles afin de pouvoir déterminer d’où provenait les achats de nourriture, permettant ainsi de passer à la nourriture de nulle part à “la nourriture de quelque part”. Ils émaneront des institutions religieuses comme avec le monastère de Saint Bénigne, des familles dijonnaises, s’il est possible d’en retrouver, ainsi que de la ville. L’archéologie pourrait aussi permettre d’avoir un apport supplémentaire à cette recherche : à Dijon, lors des travaux pour l’aménagement du tramway, des fouilles archéologiques ont été pratiquées. Ces relevés auront eux aussi leur utilité, à des fins de localisation des jardins et champs, mais aussi, peut-être permettront-ils de savoir exactement quels végétaux étaient cultivés.


    Publications




    CV

    2018-2020 :
    Master d'Histoire, mention bien, université de Dijon.

    2015-2018 :
    Licence d'Histoire, université de Dijon.

    2011-2013 :
    DUT Information et Communication, option Métiers du Livre et du Patrimoine, spécialité bibliothèque. IUT de Dijon.

    2011 :
    Baccalauréat Littéraire Option Arts Plastiques, au lycée Jacques Amyot à Auxerre

     

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  • JOUQUAND Maïwenn

    Doctorante
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    Axe thématique de recherche : Pouvoirs et sociétés. Dynamiques, relations, construction des communautés

     

    Thématiques de recherche

    Thématiques de recherche

    • Confiscations de biens
    • Histoire du duché de Bourgogne
    • Justice criminelle
    • Pratiques de gouvernement
    • Pratiques de la répression
    • Histoire matérielle

    Sujet de thèse
    Les confiscations de biens dans le duché de Bourgogne (début XIVᵉ siècle – début XVIᵉ siècle).
    Sous la direction de Bruno Lesmesle

    Résumé de la thèse

    La thèse a pour objectif de réaliser une étude générale des confiscations dans le duché de Bourgogne à la fin du Moyen Âge. Cette pratique judiciaire est aussi un acte politique. En effet, le pouvoir ducal, puis royal après 1477, est le seul détenteur de cette prérogative et le dispensateur exclusif de ces biens, redistribués afin d'entretenir les liens de fidélité. Néanmoins, il ne s'agit pas seulement d’effectuer une lecture gouvernementale mais également de produire une étude sociale et économique en s'intéressant aux profils des incriminés et aux différents contextes dans lesquels interviennent les mesures de confiscation. Cette peine accompagne ordinairement les peines capitales (bannissement perpétuel et condamnation à mort) sanctionnant des crimes graves (meurtre, hérésie, sorcellerie, rébellion et trahison…) mais peut-être ordonnée dans des contextes extraordinaires comme l’expulsion des Juifs du duché de Bourgogne en 1306 et les diverses spoliations qui touchent des groupes définis au sein de la population. Le cadre est celui de la Bourgogne méridionale de la fin du pouvoir capétien aux premières décennies de la reprise du territoire par le pouvoir royal, comprenant ainsi le contexte politique troublé de la guerre civile dans l'espace bourguignon au XVᵉ siècle, au cours de laquelle se multiplient les affaires de rébellion et de trahison. Par ailleurs, des évolutions et des continuités seront donc mises en évidence alimentant la réflexion autour de la construction du pouvoir princier bourguignon sur un temps relativement long. En outre, une dimension matérielle est envisagée. Celle-ci intervient dans l'étude des biens et de leur circulation, possible par la confrontation des inventaires de biens confisqués – au cœur de l’étude –, des mandements ducaux puis royaux, des actes de la pratique ainsi que des différents comptes conservés. Enfin, il est nécessaire d'effectuer des comparaisons afin de déterminer les particularités mais aussi les points communs avec la pratique de la confiscation dans d'autres principautés contemporaines.


    Publications



    Enseignements

    2019-2020 : (Lycée Pasteur - Besançon)
    Stage de titularisation du CAPES d’histoire.

    2015-2018 : (Université de Bourgogne - UFR Sciences Humaines - Département d’histoire - Dijon)
    Tutorat d’accompagnement en histoire auprès des Licence 1.

    CV

    2020 : Contrat doctoral à l’Université Bourgogne – École doctorale SEPT (2020-2023).

    2019 : Admissibilité à l’agrégation d’histoire.

    2018 : Admission au CAPES d’Histoire-Géographie, admissibilité à l’agrégation d’histoire.

    2017 : Master 2 Mondes Anciens et Médiévaux, Territoires et Environnements du Passé, spécialité Etudes médiévales, mention très bien (Université de Bourgogne - Dijon).
    Sujet : L’expulsion des Juifs du duché de Bourgogne en 1306.

    2016 : Master 1 Mondes Anciens et Médiévaux, Territoires et Environnements du Passé, mention très bien. (Université de Bourgogne - Dijon).
    Sujet : L’expulsion des Juifs du duché de Bourgogne en 1306.

    2015 : Licence d’histoire, mention bien. (Université de Bourgogne - Dijon)


     

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  • MIGNOT Mégane

    Doctorante
    Contact : megane.mignot@u-bourgogne.f
    Axe thématique de recherche : Fabrique du paysage. L’homme acteur et héritier de son environnement sur le temps long

     

    Thématiques de recherche

    Sujet :

    Le territoire de Vix depuis la protohistoire, modèle géoarchéologique multiscalaire d'occupations et de préservation des traces d’activités humaines sur le temps long
    Sous la direction de : Jean-Pierre Garcia et Amélie Quiquerez

    Résumé :

    Le territoire de Vix concentre différents reliefs dans un espace restreint, allant du plateau et des versants du mont Lassois à la Seine et sa plaine alluviale. Cette particularité en fait un paysage-type qui permet d’étudier, à plusieurs échelles spatiales, différents contextes géomorphologiques et sédimentaires, ainsi que leurs relations.

    De plus, le territoire de Vix est densément occupé au Premier âge du fer. Un site princier se développe alors depuis le mont Lassois, dont le potentiel archéologique suscite un intérêt européen et motive de nombreux travaux dont ceux du Programme Collectif de Recherche (PCR) "Vix et son Environnement" depuis 2001. Sur le plateau, le PCR a mis en évidence des bâtiments parfois monumentaux protégés par de larges systèmes de fortifications. Dans la plaine, sur une terrasse alluviale au pied du mont, le tumulus de la "Dame de Vix" a été découvert en 1953. Ce tumulus de 40 m de diamètre, aujourd'hui arasé, a fait nouvelles fouilles en 2019, menées par l'Inrap et l'UMR Artehis. D'autres vestiges protohistoriques sont également connus, ainsi que des constructions gallo-romaines, et le sommet du mont est occupé à l’époque mérovingienne et au 12ème siècle. Une présence anthropique dans cet espace restreint est donc attestée sur le temps long.

    Nos recherches exploitent un paysage-type et des occupations diachroniques pour construire des modèles géoarchéologiques sur différentes échelles de temps et d’espace, permettant de renseigner l'implantation, le développement et la conservation des sites archéologiques. Il s'agit d'établir l'emprise des occupations sur les différentes situations géomorphologiques, d'étudier la dynamique du paysage et en particulier les héritages d'une occupation sur les occupations suivantes, et de discuter de la conservation des structures et du type de traces laissées à l’analyse. Les méthodes utilisées pour y parvenir incluent la constitution d’un corpus à partir des données bibliographiques et des rapports de fouilles, l’utilisation d’outils géoarchéologiques comme les carottages et l’analyse sédimentaire ainsi que l’imagerie géophysique ; et l’analyse de la topographie à partir de données LiDAR.

    Mots clés :

    Vix, Paysage, Géomorphologie, Site princier, Mont Lassois, Seine


    Publications



    Enseignements

    2020-2021 (Université de Bourgogne) :

    - 24h de Travaux Pratiques Planète Terre en L1 SVTE
    - 14h de Travaux Dirigés Hydrogéologie en L2 ST
    - 14h de Travaux Dirigés Outils de cartographie numérique (SIG) en L3 STE

    CV

    2018-2020 : Master Archéologie, Sciences pour l’Archéologie parcours Archéo-Géo-Sciences (Université de Bourgogne)

                Sujet de M2 : Géoarchéologie de la tombe princière de Vix (Côte-d’Or) et conditions d’implantation des nécropoles protohistoriques au pied du mont Lassois

                Sujet de M1 : Tuilerie médiévale de Montcenis (Saône-et-Loire) – Étude géoarchéologique et géophysique

    2017-2018 : Licence 3 Sciences de la Terre et de l’Environnement (Université Grenoble Alpes)

    2016-2017 : Licence 3 Physique, parcours Physique-Chimie (Université Grenoble Alpes)

    2014-2016 : DUT Mesures Physiques (Université Grenoble Alpes)


     

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  • RABHI Oussama

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    Doctorant
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    Axes de recherche : Pouvoirs et sociétés. Dynamiques, relations, construction des communautés.

     

     

    Thématiques de recherche

    Sujet de thèse :
    « La IIIe  légion  Auguste, victime de l’abolitio memoriae. Traduction épigraphique dans les cités d’Afrique du Nord »
    Sous la direction de  Madame  Sabine Lefebvre (UBFC, UMR 6298 ARTEHIS) et Madame Thouraya Belkahia (Université de Tunis- Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis)
    Thèse en cotutelle avec Université de Tunis- Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis, Tunisie.

    Résumé :

    L’abolition de la mémoire est la condamnation réservée à des empereurs, mais aussi à certaines personnes –gouverneur, fonctionnaire …- dont la conduite a été jugée criminelle envers l’Etat. Utilisée comme un geste politique ainsi que juridique à Rome, elle apparait à la fin de la République, le premier exemple étant celui de Marc Antoine. Les études récentes ont permis de mieux comprendre le processus mis en œuvre : cette décision  était  prise  par le Sénat romain. En effet, cette procédure sénatoriale vise à éliminer est le souvenir d’un individu par des pratiques bien connues : interdiction du prénom, martelage du nomen, confiscation des biens, interdiction de la sépulture ou du deuil … le Senatus consule contre Pison père illustre bien, sous Tibère, cette façon d’éliminer de la mémoire collective et de l'histoire de l’Empire, un individu jugé « coupable » d’actes infamants et violents. Des projets de recherche se sont déjà penchés sur les victimes ‘traditionnelles’ qui sont les empereurs, les  impératrices, les hauts fonctionnaires de l’Etat, …

    Mais, en dehors de ces individus, d’autres catégories ont pu subir une condamnation de la mémoire entrainant le martelage de leur nom. C’est le cas de la IIIe légion Auguste, stationnée en Afrique proconsulaire puis en Numidie. Elle a joué également un rôle très important lors d’une des crises qu’a vécu l’Empire en 238 ap. J.-C., lors de l’avènement des Gordiens : elle a soutenu Maximin le Thrace, empereur alors régnant. Cette attitude lui a valu d’être condamnée et de voir son nom martelé dans les inscriptions.

    Si le contexte de la punition est assez bien connu -mais il conviendra de revenir aux sources, en particulières littéraires pour le préciser-, l’application de la mesure d’abolitio doit être explorée dans de multiples directions : le cadre chronologique (date des monuments martelés, durée de la campagne de martelage …), le cadre géographique (dans quelles provinces, dans quelles cités, et où dans les cités ? dans les centres urbains, les nécropoles ? les camps de la légion et des troupes auxiliaires ?) et il conviendra aussi d’aborder la réinscription du nom de la légion sur les inscriptions, lorsqu’elle est réhabilitée et réorganisée en 253.

    Il s’agira dans un premier temps de rassembles les données épigraphiques et les sources littéraires, pour constituer un catalogue documentaire le plus complet possible, du début du processus en 238 jusqu’à la fin sous Valérien en 253. Il faut en effet signaler que la IIIe légion Auguste a pu aussi être actrice dans le cadre du martelage du nom de Gordien, ou dans celui de la réécriture du nom de Maximin le Thrace qui a pu être effacé par les partisans des Gordiens au début de la révolte.

    Le catalogue permettra d’établir une typologie des inscriptions concernées, martelées / regravées : épitaphes, dédicaces impériales, bornes miliaires, inscriptions militaires, … et de noter aussi celles qui n’ont pas été martelées en tenant compte de leur localisation.

    En effet la dimension spatiale de l’application du phénomène sera à bien appréhendée : il sera nécessaire de réaliser une carte illustrative de la répartition de inscriptions martelées/regravées de la IIIe légion Auguste. La spatialisation du phénomène, en fonction de la proximité des camps en particulier, est en effet un indice sur la réception des ordres venus de Rome et sur les conditions d’application par les autorités municipales.

    Il faudra aussi mettre l’accent sur la sociologie des dédicataires et des dédicants des inscriptions martelées et regravées, en ne négligeant pas le type de support des inscriptions. Tous ces éléments qui seront répertoriés dans le catalogue permettront une analyse la plus fine possible de leur contenu et conduire à l'interprétation des données historiques, socioéconomiques et politiques, militaires également.

    Publications



    CV

    DIPLOMES ET QUALIFICATIONS :

    2020 : 1er  année doctorat  en cotutelle en Histoire Ancienne avec l’Université de Tunis- Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis.

    2019 : Master de recherche en Histoire Ancienne-Médiévale, à la Faculté des lettres et des sciences humaines de Sousse.
    « La mortalité infantile dans la Carthage romaine. Recherche épigraphique et démographique ».

    2013 : licence fondamentale en Histoire, à la Faculté des lettres et des sciences humaines de Sousse.

    2011 : Cycle préparatoire Sciences Humaines, Histoire-Géographie, à l’Institut Préparatoire aux Etudes Littéraires et aux Sciences Humaines de Tunis.

    2009 : Bac lettre.

    Formations et Stages : 

    2018-2019 : Formation en archéométrie et géophysique, faculté des lettres et sciences humaines de Sousse avec la collaboration du Centre Camille Jullian (Aix Marseille Université, Aix en Provence, France) et de l’Institut National du Patrimoine de Tunise.
    Membre actif de l’équipe de fouille du site antique de Thapsus, Bekalta-Monastir, Tunisie.

    2017-2018 : Formation en céramologie romaine à Bekalta, Monastir, avec la collaboration du Centre Camille Jullian (Aix Marseille Université, Aix en Provence, France) et de l’Institut National du Patrimoine de Tunisie.
    Formation en l’anthropologie Physique,  à la faculté des Lettres et des sciences humaines de Sousse avec la collaboration de la Faculté de Médecine Iben El Jazzar de Sousse, Tunisie.
    Formation en GPS et Station totale sur le site antique Thapsus, Bekalta-Monastir, Tunisie.
    Membre actif de l’équipe de fouille du site antique de Thapsus, Bekalta-Monastir, Tunisie.

    2016-2017 : membre actif de l’équipe de fouille de larammadiya préhistorique, site El Aliya,  Mahdia, Tunisie.


     

    Lire la suite : RABHI Oussama

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