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ARTEHIS : Archéologie, Terre, Histoire, Sociétés

LESOUPLE Albane

Doctorante
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Axes de recherche : Fabrique du paysage ; Pouvoir et société

 

Thématiques de recherche


Sujet de thèse : Food from Somewhere? Urban Households, Access to Land and Alternative Food Entitlements in the Late Medieval City.
Sous la direction de Tim Soens (Université d’Anvers), Martine Clouzot (Université de Dijon

Résumé :

La thèse a pour but de comprendre comment les habitants de la ville de Dijon, en France, avaient accès à la nourriture, via les champs au plus proche ou dans la ville ainsi que des jardins urbains, du XIVe au XVIe siècle.   Toute cette période est marquée par son instabilité, que ce soit par les conditions climatiques, les guerres, ou encore l’économie. Les questions alimentaires sont donc centrales pour les dijonnais.

L’accumulation des terres à presque toujours été vue comme étant un moyen d’ascension sociale, de rente ou d’investissement, mais assez peu comme un moyen de production de nourriture. De plus, lorsque les historiens ont étudié le sujet de l’alimentation, les marchés sont le plus souvent mis en avant, comme étant le moyen hégémonique d’accéder à la nourriture. En se focalisant sur cet aspect, il pourra être permis de voir les manières alternatives au marché d’accéder à la nourriture : par la culture directe de la terre, les livraisons en nature par des locataires ruraux ou des membres ruraux de la famille ou encore par l’accès aux biens communs urbains. Il est ainsi possible de comprendre quelle était la dynamique des marchés médiévaux, qui peut-être, étaient plutôt laissée aux couches sociales inférieures de la cité. En effet, la société de la ville à la fin du Moyen-Age connaissait une ascension des classes moyennes “corporatives”, et ainsi, la possibilité d’une alimentation alternative au marché, pourrait être l'un des instruments par lequel cette classe moyenne a essayé d'imiter les élites sociales, laissant le marché alimentaire aux couches inférieures de la société urbaine.

Cette recherche s’appuie particulièrement sur les actes notariés, permettront de savoir qui possédait les terres, d’identifier entre les mains de quelles familles ces terres étaient réunies. Dans le même ordre d’idée, les terriers seront employés pour identifier cette fois quelles étaient les terres réunies dans les familles, des livres de compte vont être utiles afin de pouvoir déterminer d’où provenait les achats de nourriture, permettant ainsi de passer à la nourriture de nulle part à “la nourriture de quelque part”. Ils émaneront des institutions religieuses comme avec le monastère de Saint Bénigne, des familles dijonnaises, s’il est possible d’en retrouver, ainsi que de la ville. L’archéologie pourrait aussi permettre d’avoir un apport supplémentaire à cette recherche : à Dijon, lors des travaux pour l’aménagement du tramway, des fouilles archéologiques ont été pratiquées. Ces relevés auront eux aussi leur utilité, à des fins de localisation des jardins et champs, mais aussi, peut-être permettront-ils de savoir exactement quels végétaux étaient cultivés.


Publications




CV

2018-2020 :
Master d'Histoire, mention bien, université de Dijon.

2015-2018 :
Licence d'Histoire, université de Dijon.

2011-2013 :
DUT Information et Communication, option Métiers du Livre et du Patrimoine, spécialité bibliothèque. IUT de Dijon.

2011 :
Baccalauréat Littéraire Option Arts Plastiques, au lycée Jacques Amyot à Auxerre

 

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