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  • Fiche de LONDIVEAU Gaël

    Tél. : 06 50 08 37 35

    Fonction : Doctorants
    Statut : doctorant
    Axes de recherche : Corpus ; Dynamiques de production matérielle ; Pouvoirs et sociétés
    Contact : londiveaugael@gmail.com

    Sujet de Thèse : Grecs et Phéniciens en Sicile : Dynamiques culturelles et territoriales en milieu colonial à l’âge du Fer (VIIIe-Ve s. avant J.-C.)

     Directeur de thèse : Mme Laurence Mercuri

     Mots-clés : Phéniciens, Grecs, Colonisation, Sicile, échanges, territoires, Elymes, Sicanes, Sicules.  

    Contexte général :
    Mon travail de doctorat a pour objectif principal de mettre en lumière les interactions entre Grecs et Phéniciens en Sicile à l’âge du Fer, ainsi que la construction et la transformation des sociétés dans les zones d’interface des milieux coloniaux. Il s’inscrit dans les axes de travail l’UMR 6298 ARTEHIS dédiés aux recherches en historiographie et sur les « Cultures et productions matérielles » en lien avec les questions des mobilités, des territoires et des contacts.

    Thème de recherche :

    • Histoire de la Méditerranée à l’âge du Fer (Xe au Ve s. av. J.-C.)
    • Histoire des Grecs en Occident
    • Histoire de l’Etrurie et de la Rome archaïque
    • Formation et évolution des sociétés coloniales
    • Interculturalités, commerces, structures socio-économiques
    • Historiographie des sociétés de la Méditerranée archaïque

    Résumé :
    La recherche ne considère plus aujourd’hui la colonisation grecque comme monolithique. Celle-ci s’avère multiforme en raison de la multitude des acteurs concernés (Grecs, populations locales, Phénico-Puniques, Étrusques) dans une relation qui n’est pas à sens unique. Elle privilégie donc les interactions, les interculturalités mais aussi les phénomènes d’hybridation entre les différentes communautés dans le monde méditerranéen antique. En Italie péninsulaire, les chercheurs ont montré la réciprocité des contacts qui entraînèrent la formation de nouvelles sociétés et de nouvelles cultures notamment à l’Incoronata (près de Métaponte), Canale-Janchina (près de Locres Epizéphyrienne) et L’Amastuola (Tarente). Des études ont aussi été menées en Sicile concernant les relations entre les Grecs et les populations locales. Notre travail vise à étudier le rôle de l’élément phénicien.

    Concernant la présence phénicienne en Sicile, Thucydide, dans son « Archéologie de la Sicile », (VI, 1, 1-2) affirme que les Phéniciens ont précédé les Grecs dans l’île et qu’ils ont abandonné leurs positions sur la côte orientale à l’arrivée de ces derniers pour fuir vers l’Ouest. Ils se seraient alors limités à l’extrémité occidentale de l’île en créant les établissements de Motyé (Mozia), Solonte et Panormos (Palerme) au voisinage des populations élymes. Toutefois, l’archéologie n’a pas prouvé cette antériorité phénicienne en Sicile orientale, occupée par les Grecs à partir de la seconde moitié du VIIIe siècle av. J.-C. Corinne Bonnet, dans un article de 2009 intitulé : Appréhender les Phéniciens en Sicile. Pour une relecture de l’ « Archéologie sicilienne » de Thucydide (VI, 1, 1-2), (Pallas, 79, 2009, p. 27-40),  a remis en question le passage de Thucydide. La description de l’historien grec de la Sicile du VIIIè siècle av. J.-C. s’appuierait sur une lecture de la colonisation grecque influencée par les évènements siciliens qui ont eu lieu au Vème siècle av. J.-C. dans le contexte de la Guerre du Péloponnèse. Par ailleurs, la recherche a dans le passé interprété l’implantation de fondations grecques vers l’ouest de la Sicile à partir du VIIe siècle av. J.-C. comme une volonté de freiner l’expansion phénicienne vers l’Est. Enfin, on a souvent nié un intérêt particulier des Phéniciens pour l’intérieur des terres. Toutefois, les découvertes archéologiques révèlent de plus en plus l’existence de relations croissantes entre les établissements Phéniciens, les Grecs et les populations locales. Enfin, l’historiographie a mis en avant l’intérêt des Grecs pour l’intérieur des terres en contexte colonial. Ils auraient été en possession de systèmes politiques territoriaux vastes contrairement à des sites phéniciens resserrés et essentiellement tournés vers le commerce maritime. Toutefois, les découvertes archéologiques révèlent de plus en plus l’existence de relations croissantes entre les établissements phéniciens, les Grecs et les populations locales de Sicile. Les sources littéraires et archéologiques montrent un intérêt des Phénico-Puniques pour la terre, au moins à partir du Vème siècle av. J.-C. Il s’agira dans notre étude de reconsidérer la possibilité de l’existence d’une articulation entre les sites côtiers phéniciens et leur hinterland dès l’époque archaïque en prenant en compte la diversité des situations entre les établissements phéniciens.

    Nous analyserons particulièrement les zones d’interface, les points de contacts terrestres et maritimes, puis la nature et les modalités des échanges entre les Phéniciens et les Grecs entre le VIIIème et le Vème siècle av. J.C. en Sicile. Nous avons recensé le matériel archéologique d’origine orientale dans les sites grecs de frontières (Himère, Gela, Sélinonte), puis répertorier le matériel d’origine grecque dans les établissements phéniciens de Motyé, Solonte et Panormos. La démarche distingue les produits importés, leurs fonctions dans leur milieu d’origine et leur milieu d’adoption, ainsi que les imitations locales. Nous exploitons enfin l’outil informatique (Système d’information géographique) afin de reconstituer des circuits d’échanges en Sicile archaïque.

    Notre recherche contribuera à nous interroger sur les interactions, les compénétrations entre les différentes communautés mais aussi les possibles stratégies de résistance ou d’accommodement à certains transferts. On pourrait alors mettre en évidence l’évolution des identités et l’émergence de cultures mixtes. Les concepts par exemple d’acculturation, d’hybridité, de transferts culturels, de créolisation, de middle ground issus des Cultural Studies pourront être mobilisés, voire discutés, et permettront d’irriguer la réflexion. Il s’agira aussi de retracer  une partie de l’histoire des  relations commerciales et politiques en Sicile  à l’époque archaïque. Nous pourrons ainsi rediscuter l’idée d’aires culturelles monolithiques en opposition et mettre ainsi en évidence des relations entre les différentes communautés plus complexes dès l’époque archaïque.

     

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    • Professeur titulaire au lycée Masséna à Nice. Enseignement dans le secondaire d’une DNL (discipline non linguistique) dans le cadre d’une « section européenne italienne » et en sections internationales arabe et portugaise. Enseignement dans le supérieur en CPES (Cursus pluridisciplinaire d’Etudes Supérieures), parcours « Sciences et sociétés » en collaboration avec l’université Côte d’Azur.
    • Chargé de cours d’histoire à l’université de Nice dans le cadre du DEAU A (Diplôme d’accès aux études universitaires à dominante littéraire depuis 2019

    Fonctions :

    • Professeur titulaire au lycée Masséna à Nice. Enseignement dans le secondaire d’une DNL (discipline non linguistique) dans le cadre d’une « section européenne italienne » et en sections internationales arabe et portugaise. Enseignement dans le supérieur en CPES (Cursus pluridisciplinaire d’Etudes Supérieures), parcours « Sciences et sociétés » en collaboration avec l’université Côte d’Azur.
    • Chargé de cours d’histoire à l’université de Nice dans le cadre du DEAU A (Diplôme d’accès aux études universitaires à dominante littéraire depuis 2019

    Diplômes et formations :

    • Boursier de l’Ecole française de Rome en juillet 2021 et juillet 2022
    • Certification complémentaire de langue option italien en 2013 (permettant l’enseignement de l’histoire-géographie en italien)
    • CAPES d’Histoire-Géographie obtenu en 2010.
    • Master 2 recherche d’Histoire des mondes préhistoriques, antiques et médiévaux obtenu avec la mention Très bien en 2008 et sous la direction de Monsieur le Professeur Pascal Arnaud. Le sujet du mémoire de recherche portait sur « Les influences orientales en Méditerranée centrale, dans le Latium et à Rome entre le Xème et le Vème siècle avant J.C. ». Note obtenue : 18/20
    • Licence d’Histoire en Juin 2006.
    • BAFA (Brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur complet) : théorie de base et pratique en 2003, perfectionnement avec spécialité théâtre en 2004.
    • Baccalauréat série ES (sciences économiques et sociales) en juin 2003

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